Le chômage dans le viseur :
C’est reparti ! Le gouvernement de François Bayrou vient de sortir une nouvelle réforme de l’assurance-chômage.
L’objectif est clair, net et sans détour : économiser jusqu’à 2,5 milliards d’euros par an dès 2026, avec un objectif ultime de 4 milliards d’euros d’ici 2030. Un montant colossal pour un sujet explosif.
14 août 2025

Moins de droits, plus de contraintes ?
Selon un document consulté par l’AFP et rapporté par Le Monde, le plan est radical. Pour le gouvernement, il faut « travailler plus ». La solution ? Modifier les règles du jeu pour les demandeurs d’emploi.
Voici les principales pistes sur la table :
- Durée d’emploi minimum : Il faudra bosser plus longtemps pour avoir droit au chômage.
- Période de référence : La période prise en compte pour calculer vos droits pourrait aussi changer.
- Ruptures conventionnelles : Des incitations renforcées pour ceux qui partent ainsi.
- Seniors : Un effort accru est demandé pour leur retour à l’emploi.
En gros, le gouvernement estime que les conditions d’indemnisation en France sont « parmi les plus favorables » d’Europe et qu’il est temps de les durcir.
Les syndicats sortent les griffes
Évidemment, la pilule ne passe pas du tout côté syndical. L’intersyndicale (CGT, FO, CFDT, CFE-CGC, CFTC) dénonce un « saccage inadmissible » et une « attaque en règle des droits des travailleurs ». Pour eux, c’est simple : cette réforme va frapper les plus précaires et les personnes en CDI qui perdent leur emploi.
« Un plan d’économies violent », a déclaré Denis Gravouil (CGT). Marylise Léon (CFDT) parle d’un « carnage total pour les demandeurs d’emploi ».
Les syndicats ne comptent pas se laisser faire. Ils ont déjà lancé une pétition et FO a déposé un préavis de grève. Une réunion est prévue le 1er septembre pour décider de la suite à donner.
Tic-tac, le compte à rebours est lancé
Le gouvernement a fixé une deadline : les partenaires sociaux ont jusqu’au 15 novembre pour trouver un accord. S’ils échouent, le gouvernement prendra la main et imposera ses propres règles.
Cette bataille intervient après une réforme similaire, portée par Gabriel Attal, qui avait été suspendue suite à la dissolution de l’Assemblée nationale.
Le suspense est total
Reste à savoir si syndicats et patronat parviendront à s’entendre ou si le bras de fer ira jusqu’au bout.
Les sources
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Le Monde
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