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Suppression de 2 jours fériés :

Le Premier ministre, François Bayrou, veut frapper fort. Pour booster l’économie, il a une idée choc : supprimer deux jours fériés. Le 8 mai et le lundi de Pâques sont dans le viseur.

L’objectif ? Faire travailler la nation « plus » pour « améliorer la situation de la France ».

21 août 2025

Suppression de 2 jours fériés : le gouvernement s'attaque à vos week-ends prolongés

Une vieille idée qui ressort des cartons.

Cette proposition n’est pas nouvelle. Déjà en 2024, elle figurait dans un rapport sénatorial. Le gouvernement la ressort pour tenter de réaliser plusieurs milliards d’euros d’économies. L’idée serait de transformer ces deux jours en « journées de solidarité ».


C’est quoi la journée de solidarité ?

Introduite en 2004, cette journée a pour but de financer l’aide aux personnes âgées et handicapées. En 2024, elle a rapporté 3,5 milliards d’euros. Concrètement, vous travaillez gratuitement une journée par an (souvent le lundi de Pentecôte) et votre employeur verse une contribution.

Si le 8 mai et le lundi de Pâques deviennent des journées de solidarité, les entreprises auront le choix :

  • Faire travailler les salariés sans les payer
  • Supprimer un jour de RTT
  • Ne pas rémunérer 7 heures de travail


Salariés et entreprises : la lose-lose ?

La réaction est unanime : c’est la soupe à la grimace pour tout le monde.

Pour les salariés : plus de travail pour le même salaire, voire moins pour ceux qui touchaient des majorations les jours fériés. C’est un coup dur pour le pouvoir d’achat et le temps libre. François Hommeril de la CFE-CGC ne mâche pas ses mots : « En aucun cas ça ne va faire produire des bobines d’aluminium supplémentaires… ça va appauvrir les Français. »

Pour les entreprises : le patronat est loin d’être emballé. D’un côté, il est contraint de verser une contribution de 4,2 milliards d’euros. De l’autre, il n’est pas sûr de produire ou de vendre plus. L’U2P, l’Union des entreprises de proximité, craint un « impact négatif sur l’activité économique du pays, dans le tourisme, le loisir ».


Vers un bras de fer social ?

Le gouvernement a mis le feu aux poudres. Les syndicats sont vent debout contre cette mesure, qu’ils qualifient de « brutalité envers la société et le monde du travail ». Ils dénoncent une réforme qui va à l’encontre des acquis sociaux.

Le patronat, lui aussi, est réticent. Le Medef estime que la contribution demandée « n’a plus aucun intérêt pour elles ». En d’autres termes, tout le monde est perdant.

La balle est maintenant dans le camp des parlementaires. Les syndicats et le patronat ont jusqu’au 1er septembre pour décider s’ils participent à la négociation. Le débat s’annonce houleux et la suite risque d’être explosive.


Qu’en pensez-vous ?

Ces jours fériés sont-ils un frein à l’économie ou un droit essentiel ? Laissez votre avis en commentaire.

Les sources

  • Cadremploi

  • Helloworkplace

Rédigé.e par :

→ L’équipe Wapply

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