Rupture conventionnelle : le gouvernement veut taper ?
Trop d'abus, trop coûteuse... La rupture conventionnelle est dans le viseur du gouvernement Bayrou.
Par l'équipe Wapply

Trop d’abus, trop coûteuse… La rupture conventionnelle est dans le viseur du gouvernement Bayrou.
Mais en voulant la restreindre, ne risque-t-on pas de fragiliser un outil clé pour des séparations à l’amiable ?
Rupture conventionnelle : le gouvernement veut taper, mais gare au boomerang !
Selon les analyses publiées par Captain Contrat, expert juridique en droit du travail.
C’est quoi ces « abus » dont on parle ?
La rupture conventionnelle, c’est un accord gagnant-gagnant : l’employeur évite un conflit, le salarié touche une indemnité + le chômage. Mais tout le monde ne joue pas le jeu…
🔹 Selon Captain Contrat, le problème vient des « ruptures de complaisance » : des salariés qui démissionnent déguisé pour bénéficier de droits au chômage.
C’est ça que le ministère du Travail vise : des départs qui ressemblent à des démissions, mais financés par l’Assurance chômage.
Le coût caché des ruptures : vrai problème ou chasse aux sorcières ?
Le gouvernement parle de coût excessif. Mais aucun chiffre clair n’est avancé ! Sur plus de 515 000 ruptures en 2024, combien sont réellement abusives ?
Le flou règne, rendant l’évaluation des coûts publics compliquée.
Durcir les règles : le dérapage assuré ?
En durcissant l’accès à la rupture conventionnelle (taxes, chômage limité…), on risque une chose : plus de licenciements conflictuels.
La rupture conventionnelle, c’est un pacificateur. La restreindre, c’est risquer l’explosion des conflits aux Prud’hommes.
Économies vs. protection des salariés : le grand dilemme
Le gouvernement veut faire des économies. OK. Mais que fait-on de la protection des salariés qui utilisent le dispositif à bon escient ?
Le problème est connu, mais aucune solution miracle n’a encore été trouvée pour éviter les dérives sans casser l’outil.
Des alternatives pour sauver les meubles ?
Il existe déjà des solutions pour les salariés qui veulent démissionner pour se reconvertir ou créer leur boîte : les dispositifs de France Travail (anciennement Pôle Emploi). Ils permettent de toucher le chômage si le projet est solide.
L’enjeu : mieux informer et orienter les salariés pour éviter qu’ils ne contournent la rupture conventionnelle.
Délai de carence allongé : la double peine ?
Allonger le délai avant de toucher les droits chômage ? Ceux qui en souffriraient le plus sont les plus fragiles.
En frappant tout le monde, on punit surtout ceux que le système est censé aider. Absurde ?
Alors, qu’en penses-tu ?
Réformer, oui. Mais comment éviter les abus sans pénaliser ceux qui ont besoin d’un départ sécurisé ? Le débat est ouvert.
Source : DARES – Les ruptures conventionnelles en 2023 et début 2024 Source : Le Monde – La réforme qui fâche Source : Captain Contrat – Réforme rupture conventionnelle Source : France Travail – Démission et reconversion Source : BFMTV – Vers un allongement du délai de carence