Salaire contre télétravail :
On en parle partout, c’est l’argument choc des recruteurs : le télétravail. On le voit dans les annonces, il fait pencher la balance. Et pour cause : on est de plus en plus accros à cette liberté.
Mais alors, jusqu’où irait-on pour le garder ? C’est la question brûlante à laquelle a tenté de répondre la Banque centrale européenne (BCE). Leur verdict ? Préparez-vous, ça va vous surprendre.
25 septembre 2025

La réalité crue : On veut le beurre ET l’argent du beurre
Selon une étude de la BCE, près d’un tiers des Européens (30 %) serait prêt à sacrifier une partie de leur salaire pour télétravailler deux jours par semaine. Mais attention, le sacrifice est minime. Très minime.
En moyenne, le salarié européen n’accepterait de perdre que 2,6 % de son salaire pour garder sa flexibilité.
Un chiffre bien plus bas que ce qu’on observe aux États-Unis (7 %) ou en Allemagne (plus de 5 %). Clairement, chez nous, le deal est simple : on veut le télétravail, mais pas à n’importe quel prix.
Qui est prêt à faire le plus gros effort ?
L’étude révèle des surprises :
Les full-remote, les plus attachés : Ceux qui bossent déjà 100 % à distance sont les plus disposés à lâcher du lest. Ils accepteraient de perdre jusqu’à 4,6 % de leur salaire pour ne pas retourner au bureau. Normal : ils ont goûté à une liberté totale et ne veulent plus en démordre.
Les hybrides, plus frileux : Ceux qui ne font qu’un jour de télétravail par semaine sont beaucoup plus prudents, prêts à céder seulement 1,6 %.
Les jeunes et les parents : Ce sont eux qui valorisent le plus le télétravail. Pour les jeunes, c’est une nouvelle façon de voir le monde du travail. Pour les parents, c’est un équilibre précieux entre vie pro et vie perso.
Flexibilité ou piège ?
Pourquoi cette retenue ? La BCE donne quelques pistes. Pour beaucoup, le télétravail a aussi ses défauts : isolement social, manque de visibilité auprès des managers, et une ligne parfois floue entre le travail et la vie privée.
Pourtant, une chose est sûre : le télétravail est devenu un avantage crucial pour attirer et retenir les talents. Dans une guerre pour les compétences, la flexibilité est une arme secrète. L’étude de la BCE le confirme : même si on n’est pas prêt à y sacrifier notre salaire, cette option reste une valeur non monétaire inestimable.
Un atout incontournable pour les talents
Le télétravail n’est peut-être pas gratuit, mais il reste un levier décisif pour l’avenir du travail.
Les sources
- BFM TV
- Les Echos
Rédigé.e par :
→ L’équipe Wapply
